Après notre visite à l'école de Trégarvan, nous avons écrit un compte-rendu de la journée et répondu à des questions.
Enfin, nous avons imaginé la journée de Jean, de Lucien, d'Yves ou de Marie.

L'école d'autrefois



Nous sommes arrivés à l'école, nous sommes tous montés en classe pour faire la garderie.
Puis nous sommes allés dans le car. Nous avons fait la route jusqu'à Trégarvan. Le car s'est garé devant le musée. Nous avons posé nos sacs de pique-nique.
Une dame nous a expliqué comment venaient les écoliers et que les filles et les garçons étaient séparés autrefois.
La dame a sonné la cloche. Nous sommes entrés dans la classe de Petit-Jean et la dame a expliqué la journée de Petit-Jean.
On a fait un jeu, c'était rigolo. Le jeu se déroulait dans le musée. En haut, il y a des pièces avec des objets anciens de l'école.
On a fait des équipes de 6. On devait lancer un dé. Par exemple, si on tombait sur 3, on déplaçait le dé de 3 et on avait une couleur. La dame nous donnait une carte et quelqu'un devait la lire. Il y avait une question sur la carte.
Comme questions, on a eu « Que portaient les écoliers le matin ? », on devait chercher un moulin à café ou le nom de l'objet qui réchauffait le matin.
On montait dans le musée et on regardait dans la pièce.

Puis on redescendait pour donner la réponse à la dame. Après on recommençait le jeu.
Inès et Loréna

 
On a mangé. On a mis nos sarraus puis on est allé à l'école.
On a écrit avec une plume à l'encre violette.
On a rempli un petit cahier d'écriture.
On a fait du piquage. Le piquage sert à découper.

C'est un petit pic comme une aiguille qu'on pique dans une feuille.
Il y avait un dessin de sabot à découper.
Zyane et Yuna




Dans la classe, il est interdit :
- de cracher par terre,
- de mouiller ses doigts dans sa bouche avant d'aller en classe,
- d'introduire dans son oreille le bout d'un porte-plume ou d'un crayon,
- d'essuyer les ardoises en crachant dessus,
- de tenir dans sa bouche les porte-plumes, les crayons....
C'est parce que les maladies se transmettent par la salive. On ne se soignait pas bien et il n'y avait pas beaucoup de médicaments.
On doit aussi montrer ses mains avant de rentrer en classe, ne pas faire des pâtés sur le cahier et ne pas parler breton.
Les garçons ne doivent pas regarder les filles dans la cour.
Romain et Robin




Les tenues des pauvres et des riches ne se différencient pas.
La tenue est le sarrau noir ou la blouse.
Le sarrau est chaud. Il sert à ne pas se tacher.
Il y a aussi les sabots. Ils font beaucoup de bruit.
En hiver, on y met de la paille ou du foin.
Alissa et Emma


Dans la cour de nos arrière-grands-parents, il y avait des jeux.
Les filles jouaient à la marelle, à la corde à sauter et à la balle avec de la vieille laine.
Les garçons jouaient aux billes (le serpent), aux osselets (os de pieds de cochon) et au ballon.
Maëlys et Luka T
 

A l'école, il y avait des tables qu'on appelait des pupitres. Ils avaient un trou, l'encrier.
On trempait la plume dans l'encrier. Elle servait à écrire.
En cahier, les écoliers avaient le cahier du jour et un cahier du soir.
Pour couper, ils prenaient un pic et faisaient plein de petits trous.
Théodore et Enzo






Quand ils n'étaient pas sages, les enfants avaient une punition.
Si on fait une tache sur le cahier, on accroche le cahier dans le dos.
Le bâton sert à taper des élèves qui ne sont pas sages.
Le trou noir est une armoire ou un placard où on enferme les élèves punis.
La vache est un jeton. Si un élève parle breton, il reçoit la vache d'un autre élève. Quand un élève a la vache à la fin de la journée, il est puni.
Nolwenn et Ewen




Comme récompenses, les enfants ont des bons points quand ils travaillent bien.
Le samedi, ils ont une image contre 10 bons points.
A la fin de l'année, le meilleur élève a le prix d'excellence, par exemple un gros livre qui raconte de grandes aventures.
Eléana et Abygail


Enfin, voici toutes les différences recensées par Léa et Eowyn :

Les différences sont : les punitions, les récompenses, le matériel, la tenue, les jeux, les règles de classe, les matières, les repas, les toilettes, les cadeaux de Noël, le chauffage, les vacances.
Il n'y avait pas d'électricité, ni de voiture.

- les punitions : c'était un coup de règle sous les genoux, le trou noir, le coin, la vache.
- les récompenses, les bons points : si tu as 10 bons points, tu reçois une image le samedi.
- le matériel : les écoliers n'avaient que 2 cahiers par élève (un cahier du jour et un cahier du soir), un plumier, une plume, leur pupitre
- la tenue : ils avaient un sarrau noir avec des sabots en bois
- les jeux : ils avaient des osselets, les billes (jeu du serpent)
- les règles de classe : il ne fallait pas parler, aller aux toilettes, bouger dans tous les sens,
- les matières : chaque jour, ils écrivaient une morale
- le chant : le maître a une machine pour le chant (un guide-chants)
- les repas : c'était de la soupe au lard

- les toilettes : c'étaient des trous noirs (pas pratiques)


- les cadeaux de Noël : c'était une orange
- le chauffage : c'était un poêle
- les cours : il y avait une cour filles et une cour garçons

- les vacances : il y avait très peu de vacances.



Nous avons ensuite imaginé la matinée ou l'après-midi de quelques enfants.




Jean s'habille. Il prend son petit déjeuner et se lave.
Il part à l'école à pied.
Jean arrive dans la cour des garçons. Il joue aux billes.
La cloche sonne. Jean entre en classe, il retire ses sabots, va à son pupitre et dit :
- "Bonjour maître !"
On commence la classe par une leçon de morale que le maître écrit au tableau.
Puis les enfants font des calculs sur le cahier du jour. Jean fait de la conjugaison, de la grammaire et une dictée.
Il est 12h, il déjeune. Jean réchauffe son repas sur le poêle. Il mange de la soupe et des fruits.
Mélanie et Loréna

 


Marie va dans la récréation jouer avec ses copines à la marelle et à la corde à sauter.
La cloche sonne. Marie se range dans la rangée des filles.
Elle va dans la classe, elle range ses sabots et son manteau. Elle prend sa place.
Marie fait une leçon de choses sur les éléphants. Elle est impressionnée parce qu'elle n'en a jamais vu.
C'est l'heure de la récréation. Elle va retrouver ses copines pour jouer au loup. Elle s'amuse comme une folle.
La cloche sonne encore. Marie court se mettre dans la rangée des filles.
La maîtresse lui tape avec sa règle car Marie a les mains sales. Elle va se laver.
Après Marie rentre dans la classe. Elle récite une poésie et l'illustre.
Marie fait son service du soir : elle prépare la cheminée pour le lendemain.
Luka L et Enola







Yves se réveille ce matin pour aller à l'école.

Il prend son petit déjeuner avec un bol de café, du lait, du pain et du sucre.
Puis sa mère va à la pompe chercher de l'eau. Il se lave la figure, les pieds et les mains. Ensuite, maman donne à Yves des noix et une pomme pour le repas de midi.
Pour aller à l'école, il fait 3 km à pieds.
Yves rentre en classe. Puis Yves dit bonjour au maître, debout. Ensuite il s'assoie sur des bancs sans dossier.
Le maître fait la morale comme tous les matins puis la leçon de grammaire.
Celle-ci est si difficile que personne n'y arrive sauf François et Bernard les chouchous du maître. Mais Bernard dit à Yves qu'il triche. Yves fait son travail en silence. Ensuite, c'est l'heure de la récréation. Yves joue aux billes avec François.
Quelques minutes plus tard, le maître sonne la cloche. Les enfants rentrent en classe.
Après le maître demande aux enfants de prendre leur ardoise. Il donne des calculs à faire. Aussitôt les élèves écrivent sur l'ardoise.
Ensuite il est l'heure d'aller manger. Yves va manger sa pomme et des noix.
Azilise







On est l'après-midi. Lucien est dans la cour avec ses copains. Avec un bâton, il fait la forme d'un serpent. Il ne faut pas que la bille sorte du corps du serpent.
La cloche sonne. Les enfants rentrent dans la classe. Le maître regarde les mains.
Lucien enlève ses sabots et s'assoit à sa place dans le rang des garçons.
Il écoute la leçon de choses sur le corps humain. Mais il est dans la lune. Le maître le remarque, le gronde et le punit. Le maître lui met le bonnet d'âne et ses camarades le montrent du doigt.
C'est la récréation. Lucien n'est plus puni et il joue avec ses copains. Il fait des billes en roulant la terre puis les sèche. Il s'amuse bien.
La cloche sonne encore une fois.
La classe chante « Savez-vous planter les choux ? ».
A la fin de la classe, Lucien remplit les encriers d'encre pour le lendemain. Yves mouille le sol pour bloquer la poussière et passe le balai. Les deux copains rentrent chez eux.
Maëlys et Guillian







Le matin, Louise s'habille. Elle prend son petit déjeuner.
Elle prend de la soupe pour l'école.
Ensuite elle va à l'école à pied.
Une fois arrivée, elle va dans la cour des filles.
Dring dring dring ! La cloche a sonné. Tout le monde doit se ranger pour aller en classe. Il y a une rangée garçons, une rangée filles. Louise va dans la rangée de filles.
En classe la petite fille doit se tenir droite sinon la maîtresse lui donne des coups de règle. Louise est sage.
Elle sort son plumier, prend son cahier et écrit la date « jeudi 17 novembre ».
« Les enfants, écrivez la morale du jour ! » dit la maîtresse.
Les enfants se mettent à écrire. Ensuite vient la récréation. Louise et ses amies jouent à la marelle.
La cloche sonne. Tout le monde se met en rang. Les enfants vont faire du calcul mental.
La maîtresse dit « 6*8 ! ». Louise écrit le résultat.
C'est l'heure d'aller manger. Elle part faire chauffer sa soupe sur le poêle.
Lou-Anne et Lou-Ann